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Je ne sais pas si je suis particulièrement entourée d’entrepreneurs, mais ce que je constate, c’est que c’est une option de plus en plus accessible. Faisable. Réalisable. Notamment a cause des technologies et des possibilités de s’adresser à plus de gens à la fois. On peut, de chez soi, offrir «au monde» ce qu’on sait faire de mieux et savoir assez rapidement, si suffisamment de gens veulent ce qu’on offre. Suffisamment pour en vivre. On peut aussi tester, s’ajuster, trouver un créneau auquel on avait pas pensé.

Exactement comme quand on était petit. On avait une idée, on la réalisait, on constatait des résultats (bons ou mauvais) et on s’ajustait. On expérimentait. Ah…l’innocence de l’enfance, l’absence d’insécurité, de peur du jugement. On se lancait sans peur de se tromper. Si on suit un cursus normal, on doit décider très tôt ce qui nous rendra heureux et/ou qui nous permettra de gagner notre vie. On étudie, on choisit un métier et s’en suit un paquet de décisions avec lesquelles on doit composer. Une voie sur laquelle il n’est pas trop facile (et pas trop bien vu) d’expérimenter.

Il fût un temps ou le travail qu’on faisait était intimement lié à notre personnalité, nos habiletés et nos talents. Le médecin, l’épicier, l’ébéniste, le cultivateur, le chanteur. Évidemment, tout ça existe encore, mais le monde est de plus en plus complexe et continue de se complexifier. Mon métier par exemple, est passé d’artiste commercial dessinateur, lettreur, publicitaire, designer graphique… il existe une cinquantaine de possibilités de métiers spécifiques qui ressemblent au mien, plus ou moins techniques ou stratégiques. Si aujourd’hui je me suis spécialisée en branding et en identité corporative, je dois sans cesse expliquer ce que je fais et qu’il m’arrive parfois de faire court en disant que je suis designer graphique parce que les gens ont davantage de références.

Dans mon entourage proche, il y a des gens dont je ne connais pas la nature du travail. Même s’ils m’expliquent, je n’arrive pas tout à fait à saisir ce qu’ils font. Il y a aussi les gens qui exécutent un travail hyper spécialisé, qui étudient un gène récessif présent sur les tortues des Iles Galapagos, ou une petite partie de travail pour quelqu’un d’autre qui n’a aucun lien avec la personnalité de qui que ce soit ex : saisir des données, rédiger des contraventions de stationnement ou assembler des composantes électroniques! Il faut bien quelqu’un pour le faire me direz-vous?

J’aimerais bien qu’on revienne à ça : «Le job»  fait sur mesure pour soi! Confucius a dit : Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas a travailler un seul jour de votre vie. Le «sur mesure» est la clé. Arrêtez de magaziner à gauche et à droite pour trouver ce qui vous convient parfaitement. Crééz. L’entreprise légère, est un concept que j’aime. Si vous «googlez ça», vous trouverez des informations sur les entreprises durables, plusieurs informations sur un phénomène appelé «Lean business». Quoi que le concept s’applique surtout aux Startupsil peut, dans plusieurs aspects, s’apparenter a ce que je nomme l’entreprise légère. Mettez vite quelque chose en place, commencez. Vous pourrez vous ajuster plus tard.

L’entreprise légère, c’est le point le plus court entre vos actions et vos buts. Vous enlevez tout le superflu. Vous avez une idée, vous lui donnez forme et vous la mettez en place. Trop simple vous croyez? J’avais cette intuition (quand j’ai écrit Faire léger) mais plus j’avance dans ma propre aventure, plus je suis convaincue. La première étape consiste à trouver notre voie et la principale difficulté consiste à faire le premier pas. Ça implique de se connaître suffisamment pour savoir ce qui est «juste» pour soi, et aller dans cette direction. Pas à contre courant. À partir de VOTRE point central, si vos actions puisent leur source à la même intention et que vous mettez un pas devant l’autre avec confiance, elles s’enchaînent de manière toute naturelle. Et là… ça peut prendre beaucoup de temps. Peu importe, vous allez apprécier chaque étape de la route.

 

C'est quoi «entreprendre léger»? by