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Hier soir je discutais avec deux amis qui vivent la mutation. Je ne sais pas si nous sommes plusieurs. Je suppose que oui, mais ça fait quand même du bien de se rassembler et comparer nos démarches. Travailleurs indépendants, nous avons choisi de vivre de notre  passion et les codes actuels du travail ne nous correspondent pas. Se rendre dans un lieu 5 jours par semaine, 8 heures par jour pour faire avancer les projets des autres nous semble hérétique.

Notre rêve : pouvoir vivre de ce qu’on sait faire le mieux et de ce qui nous rend unique, travailler de n’importe où, avec et pour des gens qui ont envie de travailler avec nous. Collaborer. Sans rapport de force, sans prise de tête. Dans le plaisir.

C’est déjà beaucoup demander au monde du travail croyez-vous ? Je l’avoue ! Mais je suis comme Ariane Moffatt moi, je veux tout. 

Dans mon couple, dans mon travail, dans ma vie. Et pour avoir tout, étrangement, il faut faire des choix. On ne peut pas être à cheval sur deux concepts, courir tous les lièvres, et la liberté se fait souvent au prix de l’abandon d’une certaine sécurité. Il faut avoir beaucoup de confiance en soi, de foi, d’enthousiasme et surtout… le soutien des gens qui nous aiment.

Mais nous vivons une époque formidable, puisque c’est possible pour de plus en plus de personnes. Il n’y a pas si longtemps, pour mettre au monde un projet ou se lancer en affaires, on devait avoir les reins solides. Rédiger un plan d’affaire, avoir des actifs, un banquier, un bureau commercial, des équipements, des employés. Aujourd’hui avec une bonne idée, un réseau et toutes les possibilités que nous offrent les nouveaux médias, tout est possible.

Tout est tellement possible que le quotidien peut rapidement devenir vertigineux. On a l’habitude de fonctionner au mieux, dans un cadre, au pire, dans l’urgence. Faire des choix, quand on a trop de choix… peut devenir une fonction à plein temps. C’est ici que le concept de la légèreté prouve encore son utilité. Comment organiser sa façon de travailler quand autant d’outils et de possibilités s’offrent a nous ? Il faut faire un travail d’édition. C’est ce que j’ai réalisé hier puisqu’un de ces deux amis est éditeur. Éditer consiste à faire des choix, enlever le superflu, offrir des conditions favorables afin que le talent s’épanouisse et évolue.

Voyez l’illustration de cet article, je fais des choix. Un de ces choix est de passer d’Apple à Androïd (et sincèrement, c’est difficile à assumer, je vous en reparlerai).  Je me chromatise (je ne sais pas si ça se dit, mais je l’écris)… en même temps, je me limite dans les couleurs, comme pour ce blogue. J’ai cherché le meilleur outil de travail pour moi : léger, accessible et flexible : c’est Google qui a emporter la palme.

Maintenant, il faut que j’assume mon choix. J’ai transféré TOUS mes contenus sur Google Drive, avec lequel il est aussi possible de travailler hors ligne. Fichiers, photos, musique, portfolio, films et tout ce dont j’ai besoin pour travailler de n’importe où sur la planète (j’ai tout de même besoin de me brancher de temps à autre, entendons-nous). La suite Creative Cloud, d’Adobe est incontournable, mais j’imagine qu’on trouvera bientôt un moyen pour rendre disponible une version allégée de ces logiciels pour une utilisation en ligne.

Après plusieurs semaines de recherches, de tests, d’essais et d’erreurs et quelques autres semaines à tout organiser et me familiariser avec ces nouvelles façons de faire, je suis plutôt contente.

Si ça vous parle, si vous  êtes à l’affût de nouvelles façons de travailler, n’hésitez pas à me poser des questions ou partager vos astuces. Mon rêve : collaborer, sans rapport de force, sans prise de tête, dans le plaisir.

Possible ? Souhaitable.

Pour approfondir :

http://blog.nuxit.com/cloud-computing/

http://lequartierdespros.orange.fr/vienumerique/cloud-quel-choix-faire

http://www.mattguetta.com/adobe-creative-cloud/

La méthamorphose du travail by